Philippe Gargov est consultant en prospective et innovation, d’abord dans le domaine urbain (il fonde en 2010 le cabinet [pop-up] urbain), puis dans le domaine tactique avec Football totalitaire. Il a déjà mixé les deux sujets, décryptant l’évolution du football comme "miroir des mutations de la mobilité urbaine".
Football totalitaire est le reflet de cette passion disciplinaire pour la "géo-stratégie", c’est-à-dire pour les logiques spatiales qui régissent les dispositifs tactiques en sport, mais aussi le fruit de sa fascination passive-agressive à l’égard de Guardiola. Et si vous êtes d’humeur princière, vous pouvez aussi lui faire des cadeaux. Ça devrait suffire à le faire taire.
Biographie
Issu des cités parisiennes de la Gare du Nord, Philippe Gargov n’arrive que sur le tard au ballon rond. Face à l’hostilité de son environnement où chaque match amène son lot de balles perdues, le jeune garçon se réfugie dans les études théoriques et se prend d’affection pour les tactical studies. Il découvre le football américain et perfectionne le student body en marge de ses études en géographie, qui lui apprendront à analyser l’espace du jeu, avant de s’intéresser à l’innovation tactique au Go, mais aussi aux échecs ou même aux cartes Magic. Ce sont ces exemples qui l’amèneront plus tard à l’innovation tactique en football.
Ses premiers contacts avec le haut niveau footballistique ne viendront qu’au sortir de l’adolescence, lorsqu’il découvre le jeu rugueux du 93 et les dribbles chaloupés de la Porte de Choisy – grâce auxquels il s’initie à l’art de la découpe, prenant pour modèle son idole Lorik Cana. Sa carrière de joueur prend un tournant dramatique sur les pelouse de la Cité U, lorsqu’il manque l’immanquable : incapable de frapper en première intention sur un corner, il voit son équipe se faire éliminer en contre à quelques secondes de la fin. Cette erreur le marquera durablement, l’amenant plus tard à reconsidérer la parallaxe de l’individualité technique, et s’inscrivant dès lors en porte-à-faux d’un postmodernisme éculé avec la théorisation du "football totalitaire". Il se blesse lors match-retour, suite au tacle rugueux d’un nid-de-poule, et doit alors mettre sa carrière de joueur en suspens.
Fort de son inexpérience, il profite de son temps libre pour perfectionner ses gammes d’entraîneur au sein de la prestigieuse Football Manager Academy, promotion Gerets (2009). Sa carrière de coach l’entraînera d’abord sur les pelouses du Celtic, puis de Sunderland où il restera 11 saisons dans le coeur des supporters, avant de rebondir à Rennes, Lisbonne, Toulouse et Mödchengladbach, où il expérimente pour la première fois la défense à trois.
L’apogée de sa carrière arrive en 2010, lorsqu’il conduit sa Lazio au triplé historique Coupe-Championnat-Ligue Europa, grâce à sa formation en "sapin de Noël" depuis reprise avec succès par son disciple Carlo Ancelotti. Fort de ce succès et remis de ses blessures, il décide de mettre sa carrière d’entraîneur entre parenthèses et se greffe au collectif des Poutrap’Paname, pour ce qui représente encore à ce jour la plus formidable épopée humaine de sa jeune carrière footballistique.
Il reprend la direction de la FM Academy en novembre 2011, mettant en application les préceptes de son mentor Luciano Spalleti et son fameux 4-6-0. Il subit d’abord un premier revers avec un 5-5-0 défensif au Rayo Vallecano, qui ne trouvera pas le chemin du maintien, avant de connaître le succès avec Arsenal où il expérimente un 3-7-0 offensif qui le fait entrer au panthéon des tacticiens. Signe de l’aura qu’il obtient avec cette innovation, Guardiola l’imitera quelques semaines plus tard en finale de Coupe du Monde des Clubs, avec le succès que l’on connait.
Ironie du sort, c’est en grande partie son hostilité à l’égard du guardiolisme - et dans le même temps sa fascination pour son géniteur – qui l’ont poussé à professionnaliser son intérêt pour les tactiques à travers le blog Football totalitaire. Comme un clin d’oeil, le premier article du site étudiera l’homme, sa philosophie de jeu et ses évolutions.
Bonjour, je suis éducateur de football dans le département du rhône et en tant que grand observateur de la Serie A Italienne, Fan de l’AS Roma depuis plus de 10 ans maintenant et grand admirateur du Football Total prôné au mieux par le FC Barcelone, à l’iniative des Rinus Michels, Johan Cruijff et consorts.
Je suis dans une période d’analyse au quotidien des phases de possession de balle en prettant attention au placement des joueurs, leurs déplacements, les choix qu’ils font quand ils ont le ballon et quand ils le transemettent… J’explique à mes joueurs et les sensibilisent sur le fait qu’une équipe qui gagne n’est pas forcément celle qui joue le mieux au ballon, mais souvent dans le football moderne l’équipe qui gagne est celle qui met à mal son adversaire par son organisation.
Ainsi, j’ai axé toute ma recherche sur l’occupation du terrain, l’utilisation des espaces, la possession de balle, les déplacements de chacun pendant le temps de passe, les appels dans la profondeur et l’utilisation de la largeur, une alternance entre la verticalisation et la latéralisation du jeu et des mouvements perpétuelle autour du porteur de balle.
J’ai lu un article des "cahiers du football" qui vous mentionnait et je suis intéressé pour échanger avec vous sur la “géo-stratégie”, j’aime ce sport et j’aime encore plus donner envie aux joueurs de jouer ensemble.
La grande partie de mon discours se fonde sur l’intérêt collectif plutôt que de mettre en avant un football qui valorise deux à trois joueurs et qui ne prends pas en compte le plaisir de chacun mais plutôt la recherche de résultat.
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Trop d’honneur. Pour l’instant, je rode mes concepts (et ma culture footballistique) sur ce blog encore jeune… Mais la discussion est ouverte ici ou même par mail ! Je ne peux que soutenir votre regard sur la question…